Costa Concordia News

Le 14 mai 2013

Costa Crociere prend acte de la décision prise par ses cinq employés inculpés du naufrage du Concordia, survenu en janvier de l'année passée, de demander l'application d'une peine négociée. Il s'agit de choix tout à fait individuels et légitimes dans le cadre du procès. La société n'hésite pas à comprendre les motivations humaines qui ont amené les accusés à opter pour cette solution et considère que de telles négociations ne remettent pas en doute l'innocence de ses employés, envers lesquels elle renouvelle même sa confiance et son soutien. La société réaffirme de toute façon avoir voulu, dès le début, faire le maximum pour indemniser tous ceux qui ont souffert de l'incident, comme en témoigne le fait qu'à ce jour, sur les 4 229 personnes à bord, plus de 80 % ont réglé par transaction leur situation en droit civil.


Le 17 Avril 2013

20h (CET)

L’audience s’est terminée par l’adoption d’un décret de citation à comparaître en tant que responsable civile pour Costa Crociere et le renvoi de l’audience au 14 mai afin de permettre cette constitution de responsable civile. La Compagnie, qui a par ailleurs été également admise au procès comme partie civile, se déclare prête à faire face à ses propres responsabilités civiles, comme le montrent les accords d’indemnisation déjà conclus avec la plupart des passagers et des membres de l’équipage. À ce jour, sur les 4 229 personnes à bord du navire, environ 80 % ont accepté les indemnisations.


Le 15 Avril 2013

10h30 (CET)
Ouverture de l’audience

Costa Crociere prend part à l’audience d’aujourd’hui en tant que partie lésée. La Société est prête à prendre ses responsabilités – en témoignent les accords d’indemnisation passés avec la majorité des passagers – et à faire face à ses obligations. La volonté de Costa Crociere est que des accidents comme celui du Concordia ne se produisent plus ; pour cette raison, elle a été parmi les premières à lancer immédiatement un processus de révision de la sécurité des opérations dans l’industrie des croisières. Ce processus a mené à l’introduction de 10 nouvelles mesures de sécurité qui vont bien au-delà des critères exigés par les réglementations internationales actuellement en vigueur. L’objectif principal de Costa Crociere est, en tout état de cause, d’établir les responsabilités de l’accident, et la Société poursuivra sa collaboration avec les magistrats afin de déterminer la vérité des faits, dans le respect de tous ceux pour qui le naufrage a été la cause de souffrances.


Le 24 Janvier 2013

Costa Crociere has been informed today about the ongoing judicial investigation on the Company which concerns possible violations of the Law 231 on administrative responsibility of the corporations.
Costa is confident it will be able to demonstrate its full compliance with the existing law and states its full trust in the Magistrates.


Le 9 janvier 2013

Déclaration de Maître Paroletti (Costa Croisières) sur le procès de licenciement de Francesco Schettino

Costa Croisières salue la décision du juge du travail qui confirme la légitimité de son appel. Nous allons pouvoir recevoir confirmation de notre décision de renvoyer M. Schettino, décision qui selon nous et étant donné la gravité des conséquences de ses actions ne peut aucunement être remise en cause.


Le 5 décembre 2012

Déclaration de Maître Paroletti (Costa Croisières) sur le procès de licenciement de Francesco Schettino - 12h30 (CET)
Déclaration de Maître Paroletti (Costa Croisières) sur le procès de licenciement de Francesco Schettino - 10h45 (CET)

Nous nous trouvons au Tribunal de Gênes pour la procédure de licenciement de Francesco Schettino, puisque Schettino a contesté la légitimité de son licenciement. La position de la société est que, étant donné la gravité du comportement du commandant, son licenciement est légitime et incontestable.


Le 19 octobre 2012

Certains aspects majeurs concernant le tragique accident ont été soulignés au cours des audiences préliminaires qui arrivent à leur terme à Grosseto – pour lesquelles Costa Crociere intervient en tant que « partie lésée » - et pendant les débats menés sur les rapports établis par le groupe des experts désignés par la Cour. Voici ces principaux aspects :

1. La cellule de crise

• La cellule de crise a été immédiatement réunie mais n’a pas pu fournir le soutien nécessaire au navire, en raison de la rapidité avec laquelle le navire a coulé. La cellule de crise a toutefois fourni un soutien logistique aux passagers et membres d'équipage à terre.

• Selon les lois en vigueur, le rôle de la cellule de crise est d'apporter un soutien dans les situations d'urgence. Toute décision visant à assurer la sécurité de la navigation relève de la seule responsabilité du Commandant, dans la mesure où il est la personne qui connait le mieux la situation à bord et qu’il a la capacité et l’obligation de prendre toute décision appropriée pour la gérer.

• L'obligation d'informer les autorités de tout accident qui pourrait compromettre la sécurité du navire incombe exclusivement au Commandant en vertu des articles 17 et 19 du décret de loi N° 196 de 2005. Le Commandant a le devoir d'informer la Compagnie. Le Commandant et la Compagnie ont le devoir de rester à la disposition des autorités et d'offrir leur entière coopération.

2. Le navire

• Le navire et les systèmes de navigation ont été conçus, construits et testés en conformité avec les critères élaborés de sécurité prévus par les règlementations nationales et internationales. Les instruments de secours pour la navigation installés sur le Costa Concordia ont été prévus en nombre supérieur aux normes en vigueur pour garantir la sécurité de leur fonctionnement même en cas de panne durant la navigation.

• Les navires de la flotte Costa battent pavillon italien et sont en conformité avec la législation internationale du secteur. Les navires de la Compagnie ont été soumis à 107 inspections au cours de l’année 2011, attestant de leur conformité avec les réglementations nationales et internationale et avec les normes de sécurité les plus élevées.

• A son départ du port de Civitavecchia, le Costa Concordia avait toutes les certifications en cours de validité exigées par la législation en vigueur.

3. Procédures de sécurité

• Il a été prouvé que les procédures de sécurité de Costa Crociere sont adéquates et répondent pleinement aux règlementations en vigueur.

4. L'équipage

• Les difficultés rencontrées lors de l'abandon du navire ont été principalement impactées par le retard avec lequel le Commandant a pris la décision de lancer l'alarme générale puis d’abandonner le navire. Lorsque l'ordre d'abandon a été donné, le navire a été évacué rapidement avec l’aide presque exclusive de l’équipage dans des conditions extrêmement difficiles à cause de l’inclinaison du navire qui a rendu impossible la mise en œuvre des actions prévues selon les procédures.

5. La Route maritime

• En ce qui concerne la modification de l'itinéraire suivi par le navire dans la nuit du 13 janvier, l'obligation de notification incombe au Commandant du navire. Ni les Autorités portuaires ni la Compagnie n’en ont été informées.


De façon générale, Costa Crociere a été reconnue comme une entreprise qui met en œuvre des procédures de gestion ordinaire et d’urgence exhaustives, conformes aux réglementations nationales et internationales ; Une Compagnie dont les navires sont construits en conformité avec les normes les plus élevées, en particulier en termes de sécurité, et qui forme son personnel en totale conformité avec les législations applicables.

Dans le respect du douloureux bilan des victimes que nous n’oublierons jamais, le principal objectif de la Compagnie est de véritablement comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, et quelles étaient les causes de ce tragique accident. C’est en établissant la vérité que nous serons en mesure de construire le futur de l’entreprise sur des bases solides, en toute conformité avec les lois, l'environnement et la société dans laquelle nous évoluons. Comme précédemment indiqué, Costa Crociere poursuivra sa coopération avec les magistrats, leur confirmant sa pleine confiance.

Déclarations Costa Crociere, Grosseto / Italie (version anglaise)

Le 18 octobre 2012

19h00 (CET)

16h00 (CET)

« Il n'y a pas eu de mise en cause, d’aucune sorte, de la co-responsabilité de la Compagnie pour ce qui s'est passé. L'audience préliminaire a confirmé cette situation. Les seuls points reprochés à Costa, d’un point de vue administratif, concernent des certifications que les experts n'ont pas pu tracer mais que Costa et ses avocats ont, par contre, présentées lors de l'audience d'hier. Les autres questions relatives à Costa ont été soulevées par les avocats de certaines victimes au sujet du générateur de secours. Ces points ont, eux aussi, été amplement clarifiés. Il était soutenu que le générateur avait déjà été sujet à avarie avant l'accident. Mais ceci a été démenti par la présentation d’une documentation certifiant que le générateur fonctionnait correctement, ce point étant attesté par des essais effectués seulement une semaine avant. En outre, ce qui a été dit sur l’obligation de Costa d’informer les autorités portuaires de ce qui s'était passé, a été mal interprété car cette obligation incombe au commandant du navire et non à l’unité de crise ou à la Compagnie dans son ensemble. Ce point a été également éclairci au cours de l’audience préliminaire de ce jour. Aucune autre question n’a été soulevée concernant Costa. »


Le 17 octobre 2012

20h30 (CET)

Au cours de l'audience préalable au procès, il a été clairement confirmé que les procédures de sécurité de Costa Crociere sont en conformité avec les exigences de la loi. A la demande du Ministère Public sur l'adéquation des procédures de sécurité adoptées par Costa, les experts désignés par la Cour ont répondu positivement.
Ce résultat est obtenu par un système structuré de procédures et d’audits externes et internes que la Compagnie a mis en place depuis plusieurs années.
En 2011, les navires de la flotte ont été soumis à 107 inspections pour vérifier leur conformité avec les réglementations nationales et internationales et avec les normes de sécurité les plus élevées.
En mars et en octobre 2012, Costa Crociere a aussi fait l’objet de deux vérifications distinctes par l'Autorité du Pavillon pour inspecter les mesures et les dispositions relatives à la sécurité de la navigation adoptées par Compagnie. Les résultats de ces vérifications ont été positifs et l'Autorité du Pavillon a confirmé la validité de la « DOC » et la validité de l'organisation de Costa Crociere et de ses procédures en termes de sécurité.
De fait, les activités sont autorisées si la Compagnie détient une licence appelée «attestation de conformité» (DOC : Document of Compliance) ; Un "Certificat de gestion de la sécurité" (SMC : Safety Management Certificate) doit de plus être obtenu pour chaque navire, tel que cela est défini par le Code international de gestion de la sécurité (ISMC : International Safety Management Code).
Pour délivrer le DOC, l'Autorité vérifie que la Compagnie a adopté un système structuré et documenté qui permet au personnel de l'entreprise de mettre en place efficacement les dispositions et procédures relatives à la sécurité et à la protection de l'environnement.

18h30 (CET)

Costa Crociere confirme que, conformément aux dispositions de la loi et à la convention collective des commandants de navires, un entretien s’est tenu il y a plusieurs mois avec le commandant Schettino et ses avocats, dans le cadre de la procédure disciplinaire qui a entraîné le licenciement du commandant Schettino en juillet dernier.

Déclaration de Me Marco De Luca, avocat de Costa Crociere
18h00 (CET)

"Costa quitte cette audience préliminaire tel qu'il est venu: comme une entreprise dont les procédures de gestion ordinaire et d'urgence sont exhaustives, une Compagnie dont les navires sont extrêmement modernes à tous points de vue, notamment en termes de sécurité"


Le 16 octobre 2012

Déclarations de Me De Luca, avocat de Costa Crociere à l’issue de l’audience préliminaire au procès tenue le mardi 16 octobre à Grosseto / Italie (version anglaise).
Unité de crise
19h00 (CET)

La Compagnie informe que, suite au naufrage, elle n’est plus en mesure de disposer du navire qui a été remis aux autorités compétentes. Dans les mois qui ont suivi le naufrage, la Compagnie a été informée que certaines pièces de l'épave avaient été volées, l'élément principal étant la cloche du navire. La Compagnie n'a aucune autre information à ce sujet.

Déclaration de Me Marco De Luca, avocat de Costa Crociere
16h00 (CET)

"Comme le confirment les rapports d'experts discutés aujourd'hui, la taille de l'entaille dans la coque du navire est énorme. C'est précisément la raison pour laquelle les compartiments étanches ont été rapidement inondés et la cellule de crise Costa n'a pas eu le temps de prendre des mesures. Il a également été confirmé que, après 45/50 secondes, le navire est devenu ingouvernable parce que les systèmes ont été immédiatement en avarie après que le navire a heurté le rocher le Scole. “


Le 15octobre 2012

Déclarations de Me De Luca, avocat de Costa Crociere à l’issue de l’audience préliminaire au procès tenue le lundi 15 octobre à Grosseto / Italie (version anglaise).
1 - Unité de crise

Pas plus tard que ce matin, les experts ont déposé de nouvelles conclusions qui, concrètement, et même officiellement et expressément, approuvent la conduite de la Cellule de crise Costa, laquelle n'avait aucune possibilité de venir en aide au paquebot, vu la rapidité avec laquelle le navire a pris l'eau après la brèche causée dans sa coque. Les experts ont également conclu que la Cellule de crise avait fait son maximum pour prêter assistance tant aux passagers qu'à l’équipage juste après l’accident et lors du débarquement général.

2 - Audience préliminaire au procès 1

Aujourd'hui, nous avons assisté attentivement à ces travaux, car Costa souhaite avant tout comprendre jusqu'au bout le déroulement des faits pour pouvoir analyser précisément cet événement, tragique aussi pour tous ceux qui travaillent ou interviennent pour la compagnie Costa.

3 - Révérence ("Inchino")

Question :Que savait Costa de cette pratique ?

Réponse : C'est simple : Costa n'avait aucune information concernant cette opération initiée par le Commandant, et aujourd'hui l’audition des experts en a apporté la preuve absolue. C'était sans doute une initiative – pour l'heure, je ne souhaite bien évidemment pas parler directement de responsabilité – mal venue du Commandant, qui n'a averti personne, pas même, je crois, son équipage et ce, jusqu'au dernier moment.

4 - Equipage

Question : L’équipage a-t-il réellement joué un rôle fondamental ce matin-là car, de nombreuses personnes ont raconté qu'il n'était pas préparé à ce type d'accident, qu'il ne parlait pas italien, sachant que dans ces moments-là, ceux qui ne parlent pas anglais ont des difficultés à se faire comprendre dans une autre langue. Quels éléments l'expertise a-t-elle fait ressortir jusqu'à présent?

Réponse : Sur ce sujet, j'estime personnellement qu'il convient de dire un mot en l'honneur de ceux qui se sont réellement sacrifiés cette nuit-là. Tout le personnel et tous les passagers présents à bord ont été exclusivement débarqués grâce à l’équipage. La première personne étrangère à l’équipage est montée à bord à une heure du matin, soit deux heures et demie après l’alarme générale.

5 - VDR (boite noire)

Question : Il semblerait que l'une des deux boîtes noires (VDR : Voyage Data Recorder) ne fonctionnait pas. Comment avez-vous répondu à cette critique, était-ce vrai ?

Réponse : Nous répondrons très simplement : sur les deux boites d’enregistrement, l’une fonctionnait parfaitement. Il n'y a donc eu aucune entrave aux enquêtes et encore moins sur les vérifications menées aujourd'hui. Ce dysfonctionnement d'un seul des deux appareils d'enregistrement avait été signalé dans les règles et aurait été certainement rétabli à la prochaine escale du navire.

6 - Radar

Question : Une information parue dans la presse aujourd'hui fait état du dysfonctionnement de certains systèmes radar à bord, et même de trois radars qui ne fonctionnaient pas, ou plutôt deux.

Réponse : Non, c'est faux, ce sujet a été débattu aujourd'hui pendant l'expertise. Le navire était suréquipé de systèmes radar et tout fonctionnait de façon absolument normale.

7 - Audience préliminaire au procès 2

Aujourd'hui, comme je le disais avant, il est question du déroulement des faits. On parlera ensuite des responsabilités au cours du procès.

8 - Audience préliminaire au procès 3

Question : Avez-vous des commentaires à faire sur l'éventualité selon laquelle la compagnie n'aurait pas appliqué les meilleures pratiques maritimes ?

Réponse : Non, il n'est pas question ici de best practices, mais bien de faits qui constituent un délit, et donc du lien causal entre certaines prémisses et certains événements. Les prémisses évoquées aujourd'hui n'ont fait apparaître aucun élément susceptible de concerner l’organisation de Costa.

9 - Timonier 1

Question : La mauvaise compréhension de l’ordre donné par le Commandant Schettino juste avant le choc avec le rocher des Scole peut-elle avoir influé sur le désastre survenu ensuite ?

Réponse : En l'état actuel des choses, cela reste une hypothèse car les experts n'ont pas répondu sur ce point. Je pense que certains demanderont plus de précisions sur cette question pendant la poursuite des travaux d'expertise.

10 - Timonier 2

Question : Pouvons-nous revenir sur les responsabilités éventuelles à partager entre Schettino et le timonier qui a commis une erreur ? Un timonier qui vire à droite au lieu d'aller à gauche....

Réponse : Non, voyez-vous, il existe ici un problème de causalité de l’événement. En l'état actuel, nous ne pouvons absolument rien dire quant à l’incidence de cette erreur sur l’événement qui s'est produit.



10h00 (CET)

Concernant l’audience technique qui se tient actuellement à Grosseto préalablement au procès, Costa Crociere a réalisé sa propre analyse de l’exactitude de l’expertise ordonnée par le Juge dans le cadre des enquêtes préliminaires au procès, et a relevé des déclarations avec lesquelles nous sommes en désaccord et des points au sujet desquels la Compagnie présentera des arguments techniques éclairants. Ces arguments trouveront leur place dans la procédure dans laquelle la Compagnie intervient en tant que «partie lésée». Dans le respect douloureux des victimes que nous n’oublierons jamais, le principal objectif de la Compagnie est identique à celui des magistrats: il s’agit de véritablement comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là, et quelles étaient les causes de ce tragique accident. Ce n’est qu’en établissant la vérité que nous serons en mesure de construire le futur de l’entreprise sur des bases solides, dans des perspectives d’avenir, tout en respectant -comme à l’accoutumée- les lois, l'environnement et la société dans laquelle nous évoluons. Comme précédemment indiqué, Costa Crociere poursuivra sa coopération avec les magistrats, confirmant sa pleine confiance en leurs délibérations.

ANSA 9h25 (CET)

Avant d’assister à l’audience technique relative aux contenus de la boite noire du Concordia, Marco de Luca, avocat de Costa Crociere, a fait référence aux conclusions du rapport des experts ordonné par le Juge Montesarchio dans le cadre des enquêtes préliminaires. Il a indiqué : « Je ne vois aucun aspect particulier de controverse. A mon avis, la situation est effectivement plutôt claire quant aux raisons de l’accident ; de même, pour les faits qui ont suivi, je ne pense pas qu’il y ait matière à de longues discussions sur la causalité entre les actions mises en œuvre par les individus et les événements. » A la question suggérant que Costa Crociere imputerait dans ce cas la pleine responsabilité de la tragédie au Commandant Schettino, Maître De Luca a répondu : « Costa est ici pour évaluer la façon dont la réalité des faits est établie. Quant aux responsabilités, celles-ci seront déterminées à un stade ultérieur » de la procédure.


Le 13 septembre 2012

En ce qui concerne les fuites, diffusées par les media, sur le rapport des experts déposé à la Cour de Justice de Grosseto le 11 septembre dernier, Costa Crociere se réserve le droit d’examiner tous les documents officiels durant les prochains jours, afin de former sa propre opinion. En tout état de cause, Costa Crociere estime que le rapport devrait être analysé et discuté uniquement dans le cadre de la procédure juridique, dont la prochaine audience est fixée au 15 octobre.

Concernant la déclaration d’un cas d'urgence la loi stipule, qu’en cas d’accident, l'obligation d'informer les autorités incombe exclusivement au Commandant du navire et que la Compagnie doit, quant à elle, se mettre à la disposition des autorités. Les enregistrements confirment que le Commandant a assuré au représentant de la cellule de crise de Costa Crociere que les autorités avaient dûment été informées ; de même, Il ne fait aucun doute que la Compagnie s’est immédiatement mise à la disposition des autorités. D’après les enregistrements, il est également évident que les informations transmises par le Commandant à la cellule de crise ont globalement été communiquées avec retard, de manière partielle et confuse, et qu’elles n’ont pas permis d’établir une mesure claire de la gravité de ce qui se passait réellement.

L'affirmation selon laquelle l'équipage n'aurait pas été correctement préparé pour les situations d'urgence est infondée. Les défauts allégués dans les certifications de certains membres d'équipage –sans lien sur les plans technique et administratif- concernent uniquement quelques éléments qui ne jouent aucun rôle actif dans la gestion de l’urgence.