James Joyce écrivait que son âme serait toujours restée à Trieste, tant qu’il était amoureux de cette ville. Avec une vue panoramique sur le Golfe homonyme, au nord de la mer Adriatique, elle est un véritable chef-d’œuvre qui cache beaucoup de surprises. Ville principale de la région Friuli-Venezia Giulia, Trieste est connue dans le monde entier pour ses places et architectures fascinantes, mais aussi pour le vent de Bora qui souffle souvent très fort en direction du Golfe. En tant que carrefour de trois cultures différentes - italienne, slovène et autrichienne - Trieste a joué un rôle fondamental au long de son histoire. Principal débouché dans la méditerranée du Saint-Empire romain germanique et puis seule ouverture vers la mer de l’Empire austro-hongrois, elle est aujourd’hui surnommée la « dernière ville du Nord-Est » de l'Italie pour sa position stratégique. La ville vit donc sous l’influence de plusieurs cultures et traditions qui la rendent unique au monde. Cela se reflète dans son aménagement urbain, composé de styles architecturaux très différents, comme le baroque, le néoclassique et l’Art Nouveau. Rival de Venise depuis l’antiquité, elle offre des attractions à ne pas perdre. Dans cet article on vous conduit à la découverte des huit lieux emblématiques de la ville :
Les croisières de Costa vous feront découvrir Trieste : faites escale dans son port pour explorer cette zone en long et en large.

La Cathédrale de San Giusto

La Cathédrale de San Giusto s’érige sur la colline homonyme surplombant Trieste. L'aspect actuel de l'église est le résultat de l’unification de deux églises préexistantes : celle de Sainte-Marie et celle dédiée au martyre saint Juste. Entre 1302 et 1320, elles ont été englobées dans la Cathédrale, le plus important édifice religieux catholique de la ville. C’est ainsi que le clocher de Sainte-Marie est recouvert d’un mur pour soutenir la nouvelle structure à cinq nefs. La façade de la Basilique, en forme de cabane, est dominée par une grande rosace à double roue qui date du XIVe siècle et une statue de Saint Juste. Autrefois, son campanile était plus élevé, mais en 1422 une foudre le détruit et sa taille est réduite à celle actuelle. A l’intérieur, ils sont présents des traces de pavements en mosaïque du Ve siècle ; d’autres mosaïques décorent les deux absides latérales, correspondantes aux anciennes églises. Les fresques représentant la vie du Saint remontent au XIIIe siècle.

Place Unità d’Italia

Située aux pieds de la colline de Saint Juste, Place Unità d’Italia est la principale place de Trieste. Sa plainte rectangulaire de 12000 mètres carrés, entourée de palais historiques et bâtiments publics, s’ouvre sur le magnifique Golfe de la ville. On y retrouve, entre autres, l’Hôtel de ville datant du 1875 ; le palais de la compagnie maritime Lloyd Triestino, aujourd’hui siège de la commission régionale du Friuli-Venezia Giulia ; la préfecture de Trieste, dont le palais a été conçu en 1905 par Emil Artmann et abritait la Lieutenance d’Autriche. Dans le palais Stratti, de 1839, se trouve le « Caffé degli Specchi », le café des miroirs, endroit historique de la ville. Appelé Place San Pietro, du nom de la petite église qui y était érigée, en 1863 il est rebaptisé Place Grande. Pendant la domination autrichienne, il prend le nom de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche. Au moment de l’annexion de la ville au royaume d’Italie en 1918, elle acquiert la dénomination actuelle, c’est-à-dire Place de l’Unité d’Italie. 

Le Château de Miramare

Avec une vue magnifique sur le Golfe, le Château de Miramare se trouve à quelques kilomètres de Trieste. Pour le rejoindre, vous pourrez prendre le bateau et en 40 minutes vous serez à Grignano, localité qui abrite le complexe. Alternativement, à travers la ligne 6 du bus vous pourrez profiter du paysage côtier et des zones naturelles protégées, avec nombreux espèces d’oiseaux. L’ensemble historique Miramare est bordé par un grand parc de 22 hectares. Construit entre 1856 et 1860 par l’architecte Carl Junker, le Château était destiné à Maximilien de Habsbourg-Lorraine, frère de l’empereur François-Joseph. Sa structure en style éclectique comprend deux étages. Au rez-de-chaussée on retrouve les appartements de la famille et la bibliothèque, pendant qu’à l’étage on peut admirer la collection de Maximilien et de sa femme Charlotte de Belgique composée principalement de tapisseries originelles et de cabinets japonais et chinois. 

La rizière de San Sabba

La rizière de San Sabba a été construite en 1898 dans le quartier périphérique homonyme ; cet ensemble d’édifices était consacré au décorticage du riz. Toutefois, lors de la dictature italienne et l’occupation naziste, il a été transformé en camp de concentration et four crématoire. Il était destiné au triage des déportés en Allemagne et en Pologne, au stockage des biens, à la détention et élimination d’otages, de partisans, d’ennemis politiques et de juifs. Selon les estimations des historiens, entre 3000 et 5000 personnes y ont trouvé la mort. En tant que lieu de transit, entre 20000 et 25000 prisonniers y ont été internés avant d’être envoyés principalement en direction d’Auschwitz. Actuellement, la rizière de San Sabba est un musée témoignant la tragédie de la Shoah ; les locaux qui aujourd’hui abritent ce dernier servaient de morgue. Une visite à ce site est fondamentale pour rendre hommage aux victimes des dictatures européennes.

Le Phare de la Victoire

Le monument national du Phare de la Victoire a vu la lumière à la suite de la Grande Guerre. Conçu par l’architecte Arduino Berlam, à côté des fonctions de sécurité pour la navigation, le Phare a comme double objectif de rendre hommage aux combattants morts en mer et de célébrer le passage de Trieste au royaume d’Italie. Bâti entre 1923 et 1927, même Victor-Emmanuel III roi d’Italie a participé à l’inauguration. Le Phare de la Victoire s’élève dans la zone du Fort Kressich, l’un des plus postes militaires stratégiques de l’Empire austro-hongrois. Chaque élément qui le constitue possède une grande valeur symbolique, à partir de la statue de la Victoire ailée, placée au sommet du phare, et celle du Marin Inconnu qui contemple la mer.  

Le tramway d’Opicina

Construit pour relier Trieste au village d’Opicina, le tramway d’Opicina est situé sur le plateau du Karst. Cette ligne panoramique est en fonction depuis 1902 et fait 5 km environ de long. Le tramway est le seul en Europe à posséder un trait en forte pente – jusqu’au 26% – et un dénivelé de 329 mètres. Appelé en dialecte triestin « El tram de Opcina », il s’agit d’une des attractions touristiques les plus connues de la ville et de la dernière ligne de transport sur rail dans le chef-lieu de Friuli-Venezia Giulia. Si vous souhaitez passer une journée loin des bruits de la ville, prenez le tram et partez en randonnée. Le premier lieu de départ à Trieste est la place Oberdan, mais vous pourrez l’emprunter aussi dans d’autres arrêts. Une fois arrivés à Opicina, vous pourrez visiter les sites historiques du bunker et de la doline n. 149, lieux très suggestifs et intéressants pour connaitre plus en détail le territoire triestin et les événements lié à la Seconde Guerre Mondiale. 

La Grotte Géante

La Grotte Géante est une cavité karstique située à peu de kilomètres de Trieste et de la frontière slovène, sur le plateau du Karst. Explorée en 1840, elle est accessible au public depuis 1908. La Grotte Géante comprend la plus grande salle naturelle du monde : cette pièce, d’environ 114 mètres de haut et 280 de long, a été insérée dans le Livre Guinness des records en 1995. Le fleuve Timavo traverse le fond et la cavité de la Grotte. Elle est accessible toute l’année, en proposant ne pas seulement des activités didactiques et touristiques mais aussi de recherches scientifiques. L’itinéraire dédié aux visiteurs vous permettra de traverser 850 mètres et atteindre une profondeur de 101 mètres en dessous de la surface terrestre : ici, vous pourrez admirer des stalagmites et stalactites karstiques. L’accès est localisé dans le centre d’accueil des visiteurs, inauguré en 2005. 

Les cafés historiques

Le café est l’un des produits les plus commercialisés et caractéristiques de Trieste. Depuis 1700, des cargaisons arrivent ici provenant du Nouveau Monde. De même, les endroits où on consomme ce que l’on appelle « or noir » sont l’un des symboles de la ville. Souvent en style Art Nouveau, les cafés sont l’âme de Trieste et des catalyseurs pour le rayonnement de la culture. Au cours du temps, les Triestins ont inventé un lexique unique : si vous voulez commander un expresso, il vous suffira de l’appeler « nero », alors que le macchiato est dénommé « capo ».  Le Caffé degli Specchi, située dans la place Unità d’Italia, bénéficie d’un très beau panorama sur le Golfe et est inclus parmi les bâtiments historiques d’Italie ; il a été fréquenté par des intellectuels tels que Joyce et Svevo. Parmi les cafés les plus renommés, on retrouve notamment le Caffé Tommaseo, le plus ancien de Trieste, le Torinese, l’Antico Caffé San Marco et le Caffé Tergesteo.

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Vous avez donc découvert les incontournables de Trieste, ville charmante donnante sur un Golfe merveilleux, située dans la partie au nord du Haut Adriatique. A quelques kilomètres de la frontière avec la Slovénie, la beauté de cette ville vous coupera le souffle. Découvrez la Cathédrale de San Giusto et, à ses pieds, la place Unità d’Italia. Laissez-vous emporter de l'arôme du café sortant des bars du centre-ville. Après un bon « nero », goûtez la cuisine traditionnelle, constituée de plusieurs plats savoureux, salés et sucrés, comme le « risi e bisi » et la « putizza ». Grâce aux croisières organisées par Costa autour de la mer Méditerranée, vous pourrez débarquer à Trieste et profiter de tout ce que la ville a à vous offrir.